Un défi : Propager la grève dans chaque centre de détention, centre jeunesse et prison au Canada!///A Challenge: Spread the Strike to Every Jail, Juvie, and Prison, in ‘so-called’ Canada too!

English will follow!

Message transmis par : La Solide

Adapté et traduit d’IGD

Ceci est un défi lancé à toute personne appuyant la grève des prisonniér.e.s du 9 septembre, mais qui n’est pas activement impliqué jusqu’à maintenant.

Pour que cette grève ne puisse pas être étouffée par des gardiens violents et par des censeurs qui veulent à tout prix faire passer cela sous silence, sa propagation se doit d’outrepasser leur contrôle. Puisque la communication entre personnes incarcérées est strictement interdite par les autorités carcérales, c’est notre responsabilité de rendre possible cette contagion depuis l’extérieur. Lancer l’appel à travers les prisons au Canada alimentera cette contagion et donnera la possibilité de créer et solidifier des liens dans la lutte contre les prisons et le monde qui en a besoin, au-delà des murs et à travers les frontières.

La première étape est clairement de transmettre cet appel dès maintenant. Pour permettre aux gens dans les prisons d’agir de façon significative, il faut qu’illes aient le temps d’en parler à leurs ami.es et de faire des plans. Pour cela, nous suggérons aux complices à l’extérieur d’imprimer l’appel à la grève (ci-dessous) pour l’envoyer massivement aux gens dans les prisons.

Envoyer à qui? À tout le monde! À ton ancien.ne ami.e du secondaire pris.e dans une cellule, à la sœur de ta ou de ton ami.e envoyée au centre jeunesse, à l’ami.e de ton voisin emprisonné.e dans un centre de détention de l’immigration ou à la personne dont on parle dans le journal pour s’être fait prendre après avoir braqué quatre banques l’an dernier.

Les personnes incarcérées ont besoin de savoir si ielles peuvent compter sur les gens à l’extérieur ou pas dans le futur. Soyez donc clairs quant à vos intentions concernant la poursuite ou non de soutien avec les gens avec qui nvous communiquez et laissez leur savoir si vous utilisez une fausse adresse de retour. Ainsi, si vous choisissez de maintenir le contact, soyez créatif.ve, subtile et sécuritaire dans la manière dont vous abordez des sujets délicats. Utilisez différentes adresses de retour pour confondre les screws ou exercez votre créativité pour trouver de nouvelles méthodes pour transmettre de l’information à l’intérieur sans que celle-ci soit reliée à votre nom légal. N’oubliez pas de diffuser les actions de résistance ayant lieu à l’intérieur des prisons, par exemple, si une grève débute et/ou si les prisons adoptent des tactiques répressives. Vous pouvez envoyer l’info à des sites web tel que itsgoingdown.org, lasolide.info ou supportprisonerresistance.noblogs.org pour permettre aux gens d’organiser des actions de solidarité ciblant des administrateurs des prisons.

« Aujourd’hui, personne ne devrait pouvoir aller dans une université, une pièce de théâtre ou une conférence scientifique sans que quelqu’un.e intervienne dans une pluie de pamphlets, posant les questions : ‘’Qu’arrive-t-il aux prisonniè.re.s en grève’’ et ‘’Quand est-ce que les autorités se plieront à leurs demandes?’’ Personne ne devrait pouvoir marcher dans la rue aux États-Unis sans voir des nouvelles des révoltes dans les prisons sur les murs. Et les chansons qui sont chantées en à leurs propos doivent être entendues par tou.te.s. »

Ceci est un moment historique, une rare opportunité que l’on ne doit pas manquer. On ne peut obtenir un monde libre en restant les bras croisés. Chacun.e a un rôle à jouer.Allons-y!

Tract, 8.5”x11” (Texte à imprimer et à envoyer dans les prisons)

En voici le contenu:

Le 9 septembre, ça bouge dans les prisons!

La lettre qui suit a été rédigée par des détenu.e.s des prisons américaines au sein du IWOC (Incarcerated Workers Organising Commitee; comité d’organisation des travailleur.euse.s détenu.e.s). Elle vous est envoyée pour vous informer d’une lutte massive qui s’animera dans plusieurs prisons américaines le 9 septembre prochain. Il s’agit d’une grève carcéral coordonnée dans l’objectif de mettre fin à l’esclavage des prisonnier.e.s. Dans les faits, aux États-Unis, des tonnes d’entreprises privées font travailler les détenu.e.s des prisons fédérales et des prisons d’État, en échange de salaires dérisoires. L’utilisation de leur force de travail fait partie intégrante de l’économie du pays, et cela dans un contexte de racisme institutionnalisé où la majorité des détenu.e.s sont noir.e.s et latino.a.s et où l’esclavage n’a jamais pris fin.

Au Canada, l’enfermement n’est pas moins insoutenable : la société engendre elle-même les crimes de celles et ceux qu’elle emprisonne, notamment en les maintenant dans des conditions de vie précaires. D’ailleurs, la plupart des personnes qui se retrouvent en prison y sont pour des « crimes » causés par l’absence de possibilité offerte par cette société qui les marginalise. La violence coloniale et la suprématie blanche se perpétuent ici aussi : les autochtones et les personnes racisées, en particulier les femmes de ces communautés, sont massivement surreprésenté.e.s dans les prisons canadiennes . Bien que le fait de travailler aide à passer le temps et soit perçu comme un privilège, des entreprises, comme CORCAN, exploitent les prisonnier.e.s en échange de salaires ridicules. Ces entreprises profitent de la vulnérabilité des détenu.e.s qui restent considéré.e.s comme des sous-humains et exploitent leur main-d’œuvre et leur temps.

À titre d’information, diverses luttes prirent place durant les dernières années dans les prisons au Canada. En ce moment, une soixantaine de détenus sont en grève de la faim au centre de détentions de l’immigration de Lindsay, en Ontario, pour demander une limite maximale du temps de détention sans accusation pour les sans-papiers. Puis, en 2015 et 2016 il y eut deux grèves de la faim au centre correctionnel de sécurité maximale de Régina, en Saskatchewan pour exiger plus d’heures de promenade, et en 2013, il y eut une grève contre les coupures de salaires dans les prisons fédérales. S’organiser en prison n’est jamais simple, mais en voici des exemples concrets.

Nous souhaitons vous transmettre cet appel à la solidarité, d’abord pour vous tenir au courant. Nous sommes conscient.e.s de la difficulté de communiquer entre détenu.e.s dans les différents établissements. Si vous êtes intéressé.e.s à contribuer d’une quelconque manière que ce soit, si vous désirez écrire une lettre de solidarité aux prisonnier.e.s en grève, ou si vous désirez communiquer avec les gens qui vous ont écrit cette introduction, vous pouvez communiquer avec avec:
lasolide@riseup.net

ou nous écrire à :

PRS c/o CKUT,
3647 rue University, Montréal, Québec, H3A 2B3

…jusqu’à ce que nous soyons tous.tes libres
La Solide

 

blog-images-detourees-2-animaux-oiseau-groupe-vol-ombre-2blog-images-detourees-2-animaux-oiseau-groupe-vol-ombre-2

Adapted from IGD

This is a challenge to anyone who is supportive of the September 9th prisoners’ strike but who has remained on the sidelines until now.

In order for this strike to not be snuffed out by a handful of prison censors and violent guards, it needs to spread uncontrollably beyond their reach. And because prisons strictly forbid communication between prisoners, it is our responsibility on the outside to facilitate this contagion. Spreading the call to prisons in Canada will further this contagion, and give an opportunity to link our struggle against prison and the world that needs it, through prison walls and across borders.

The first obvious step is to begin sending in word of the strike, immediately. If people on the inside are to be able to meaningfully act, they are going to need some time to begin spreading the word to their friends and formulating a plan. To that end, we are suggesting that outside accomplices begin printing the strike announcements (below) and mailing them inside en masse.

Mail to whom you ask? To anyone! To your old high school friend stuck in county jail, your friend’s little sister in juvie, to Black Liberation prisoners who have inspired you, your neighbor’s relative in an immigrant detention center, or to that person on the local news who robbed four (!) banks before she finally got caught last year.

If you’re not able to provide ongoing support to the people you mail or if you give a fake return address, please be clear about that in your letter. People on the inside need to know if people on the outside will have their backs or not. If you do maintain communication with people you contact, however, be opaque and creative in the ways that you talk about these things. Use different return addresses to confuse prison censors, or find clever new ways to get information inside without it being attached to your legal name. And don’t forget to act as a signal booster for their actions; for instance, if the strike has taken hold, and/or the prison is retaliating against them, post that info to sites like lasolide.info, itsgoingdown.org or supportprisonerresistance.noblogs.org so that people can organize call-in’s or other solidarity actions to target the prison administration.

“Right away, one shouldn’t be able to start a university course, a theater performance or a scientific conference without someone directly intervening or letting loose a rain of flyers that pose the questions, ‘What has become of the prisoners on strike?’ and, ‘When will the authorities give in to their demands?’ No one should be able to walk down any street in the U.S. without seeing news of the prisoners’ struggle on the walls. And the songs that are sung about them must be heard by all.”

There’s no denying that this is a historical moment, a rare opportunity that simply cannot missed. There are no sidelines in a world without leaders. Everyone has a role to play so let’s get going!

Flyer, 8.5″x11″ (Text to be print and send in prisons)

Here is the content:

On september 9, things are heating up in the prisons!

The letter that follows was written by inmates of American prisons involved with the IWOC (Incarcerated Workers Organising Commitee). They wrote it to inform you of a massive struggle that will rock many American prisons this September 9th. There will be a coordinated prison strike, with the goal of putting an end to prison slavery. In the US, private businesses have inmates work in federal and state prisons, in exchange for abysmal salaries. The use of their work force is an integral part of the economy of the country. All this in a context of institutionalized racism where the majority of inmates are black and latino; where slavery never ended.

In Canada, imprisonment is no less unbearable; society itself produces the crimes of those it imprisons, especially by keeping them in precarious living conditions. By no accident, the majority of people who find themselves in prison are there for these “crimes” caused by the absence of possibility offered by this society to those who its marginalizes. Colonial violence and white supremacy are perpetuated here as well: indigenous and racialized people, in particular the women in these communities, are massively overrepresented in Canadian prisons. Although the act of working can help to pass the time and is perceived as a privilege, businesses (like CORCAN) exploit prisoners in exchange for ridiculous salaries. These businesses profit from the vulnerability of inmates who are still considered sub-humans, and exploit their labour and their time.

For instance, diverse struggles have taken place in the last years against prisons in Canada. At this moment, around sixty detainees are on hunger strike at the immigrant detention centre in Lindsay, Ontario, to demand a maximum time limit to detention without charge for people who don’t have status. As well, in 2015 and 2016 there were two hunger strikes in the maximum correctional centre in Regina, Saskatchewan to demand more hours of yard time, and in 2013, there was a strike against the salary cuts in federal prisons. Organizing in prison is never easy, and yet here are concrete examples.

We wish to transmit this call for solidarity, firstly to keep you in the loop. We are aware of the difficulty of communicating between inmates in different establishments. If you are interested in contributing in any way, if you would like to write a letter of solidarity to prisoners on strike, or if you would like to communicate with people who wrote this introduction, you can get in touch with

lasolide@riseup.net

or write as at
PRS c/o CKUT,
3647 rue University, Montréal, Québec, H3A 2B3

…until we are all free
La Solide

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