Projets en cours / Événements

Manif de bruit de nouvel an // New years eve noise demo!

Photo de Antiracist FemmeBloc.

[english below]

Manif de bruit du nouvel an ! ~ 31 decembre 2016

À bas les prisons! À bas le colonialisme! À bas la détention migrante et le système d’immigration canadien, fondé sur des principes racistes!

Joignez-nous en cette veille du jour de l’an afin de démontrer notre solidarité avec ceux et celles qui passerons les fêtes derrière les barreaux. Renouvelons notre engagement afin de lutter pour un monde sans prisons, en célébrant la résistance de ceux et celles présentement emprisonné-e-s.

✘ Rendez-vous le 31 décembre 2016 à 16h30, coin Lajeunesse et Henri-Bourassa (métro Henri-Bourassa).
✘ Nous prendrons un autobus afin de nous rendre vers le complexe de prisons à Laval.
✘ Habillez-vous chaudement ; emmenez quelque chose pour faire du bruit, des sifflets, des tambours, des feux d’artifice, des bannières.

Nous aurons des véhicules de support pour ceux et celles qui en auront besoin durant la manif. Il y aura des linges chauds, des collations et des gens pour accompagner ceux et celles qui désirent quitter plus tôt. Pour toute question, écrivez à : nyecontreprisons@riseup.net

Nous luttons pour la libération des détenu-e-s et contre les prisons puisqu’elles représentent une pierre angulaire des systèmes qui nous oppressent et qui menacent des individus qui nous tiennent à cœur. Les prisons détruisent des communautés, emprisonnent nos proches et menacent de nous enlever notre autonomie quotidienne si nous brisons des lois qui ont été créées afin de nous contenir.
Les prisons représentent un moyen indispensable afin de faire fonctionner la société canadienne et coloniale dans laquelle nous vivons présentement.
La menace de la prison est utilisée afin de confiner les individus à l’intérieur de structures oppressives qui entourent notre vie de tous les jours.
Les détenu-e-s représentent une source indispensable d’exploitation et de cheap labour pour l’économie canadienne. Les autochtones, les personnes racisées et les personnes dans un état précaire sont emprisonnées de manière disproportionnée. Les migrant-e-s représentent la catégorie de la population carcérale la plus en expansion, ces personnes étant incarcérées dans des prisons provinciales et des centres de détentions immigrantes partout à travers le pays.
Dans les 5 dernières années, le nombre total de femmes jugées coupables et jetées en prison a augmenté de 40%, tandis que le nombre de femmes autochtones incarcérées a augmenté de 85% dans les 10 dernières années.
Cela n’a rien à voir avec la soi-disante augmentation de la criminalité. Il s’agit bien plutôt d’un reflet du profilage racial et d’une constance dans la manière dont l’État conserve certaines populations dans la précarité.

Alors que nous ne pouvons supporter l’existence même des prisons, nous tenons à souligner l’impressionnante résistance de détenu-e-s lors de la dernière année.
Nous avons vu en septembre 2016 la plus grande grève du travail des prisonniers et prisonnières aux États-Unis, organisée autour de la commémoration du 45ème anniversaire des soulèvements de la prison Attica. Des détenu-e-s de plus de 24 États et de 40 prisons ont pris part à cette grève afin de dénoncer le système carcéral. En octobre 2016, 17 migrant-e-s détenu-e-s dans le central east correctional centre, proche de Toronto, ont entamés une grève de la faim afin de demander que cesse la détention indéfinie et arbitraire des personnes migrant-e-s au Canada. Ce fut leur troisième grève de la faim, et nous nous inspirons de leur courage.

Les prisons ont été construites afin d’isoler les personnes de leurs communautés. Les manifestations de bruit auprès des centres de détention représentent des moyens physiques et matériels permettant de combattre la répression et l’isolation.
Nous voulons étendre notre message de solidarité auprès de nos camarades pris-e-s derrière les barreaux et leur souhaiter un joyeux nouvel an, même si cette joie ne serait entièrement possible qu’avec un monde sans prisons et sans défenseurs de ce pilier oppressif.

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New year’s eve noise demo ! ~ December 31, 2016

Down with prisons! Down with colonialism! Down with immigration detention and the racist canadian immigration system!

Join us this New Year’s Eve to send loud messages of solidarity to those spending the holidays behind bars, as we celebrate ongoing prisoner resistance, and renew our commitment to fighting for a world without prisons!

✘ Come join us on December 31, 2016 at 4:30pm at Metro Henri-Bourassa on the corner of Lajeunesse and boulevard Henri-Bourassa.
✘ We will be taking a bus out to the prisons in Laval.
✘ Dress warm; bring something to make some noise, whistles, pots and pans, drums, banners, fireworks.

There will be support vehicles for those who would like a ride during the demo. We will have extra warm clothes, snacks, and folks to walk with you to a bus station if you have to leave early. For questions regarding accessibility or anything really, email: nyecontreprisons@riseup.net

We fight against prisons and for prisoner liberation because prisons are a cornerstone of the systems that oppress us and threaten those we love & care about. Prisons destroy communities, they lock up our loved ones, they threaten to take away our everyday autonomy if we break the laws that were created to contain us.
Prisons are a crucial part of the everyday functioning of colonial canadian society.
The threat of prison is used to confine people within the layers of oppression that structure their lives.
Prisoners are an indispensable source of exploited, cheap labor for the canadian economy.
Indigenous people, people of colour and poor people are disproportionately locked up. Migrants are becoming the fastest growing prison population, held in provincial prisons and immigration detention centres around the country.
In the last five years, the total number of women convicted of crimes punishable by time in prison increased by 40%, while the number of Indigenous women locked up has increased by 85% in the last ten years.
This has nothing to do with a so-called « increase in crime » ; it has everything to do with racial profiling and the way that certain populations are kept in constant economic precarity.

While we get enraged about the existence of prisons, let’s also celebrate some amazing prisoner resistance that’s taken place this past year.
September 2016 saw the largest prisoner labor strike in u.s. history, organized around the 45th anniversary of the Attica prison uprisings. Prisoners in over 24 states and 40 facilitaties took part in rolling strikes that aimed to shut down prisons across the country.
In October 2016, 17 migrants being held at the Central East Correctional Centre near Toronto began a hunger strike, demanding an end to the indefinite detention of migrants in canada. This has been their third hunger strike. We are inspired by their courage.

Prisons were created to isolate people from their communities. Noise demonstrations at prisons are a material way to fight against repression and isolation.
We want to extend a message of solidarity to folks inside, and wish them a happy new year. Although, a truly happy new year would be one without prisons and the world that needs them.

Lancement du Zine Toute Détention est Politique

Nous serons présent.es au salon du livre anarchiste de Montréal les 28 et 29 mai 2016 pour diffuser le zine produit suite aux différentes discussions et textes réflexifs  du collectif.

Ne nous cherchez pas à une table, nous serons dehors, sur un coin de gazon sous les arbres!

N’hésitez pas à venir nous voir pour discuter et vous procurer notre recueil de textes de réflexion!

Au plaisir de vous y voir!

tdep


prisons

Samedi, 9 avril 2016, 18h

À la Déferle (1407 rue Valois)

Le collectif Toute détention est politique vous invite au lancement de son texte de réflexion sur les intersections au système carcéral. Ce texte ne sera jamais terminé / il se veut un effort collectif en perpétuel amélioration qui a le but de nous fournir des outils.

Ce lancement se veut une soirée de discussion collective sur les raisons pour lesquelles “toutes les incarcérations sont politiques”, qui nous permettra de raviver les discussions à ce sujet dans nos divers milieux militants et/ou de sensibiliser les gens.es qui connaissent peu ce sujet!

Il y aura des copies du texte imprimées lors de l’événement, que vous pourrez lire durant le potluck. Si vous souhaitez lire le texte à l’avance, vous pouvez le trouver au: https://toutedetentionestpolitique.wordpress.com/analyses/

Pour toute information, liée à l’accessibilité ou autre, écrivez-nous àtoutedetentionestpolitique@riseup.net


 

( please share this invitation via other means than social media )

Saturday, April 9th 2016, 6pm

At La Déferle (1407 Valois street)

The collective Toute détention est politique invites you to the kick-off of its text of analysis about the intersections to the prison industrial complex. That text will never be finished / it is meant to be a perpetually-improving collective effort that offers us tools regarding that topic.

This kick-off is an evening of discussion on the reasons why “all incarcerations are political”, that aims at helping us re-ignite the conversation in our many activist milieus &/or sensibilize folks that aren’t well aware on this topic!

Copies of the text will be available during the event, so that you’ll be able to read it during the potluck. Please note however that the text is available only in French for the moment. (if you’re interested in translating it, please e-mail us!!! 🙂 ) If you wish to read it prior to the event, you can find it at: https://toutedetentionestpolitique.wordpress.com/analyses/

Very informal translation from French to English will be happening during the event.
For any information, regarding accessibility or else, write to us at toutedetentionestpolitique@riseup.net


Manif de solidarité avec les prisonnièr.e.s tranféré.e.s de Tanguay à Leclerc

(English will follow)
*Le 19 mars 2016 à 17h00*
*Métro Henri-Bourassa,
au coin de Lajeunesse et du boulevard Henri-Bourassa*

/// À bas les prisons! À bas les centres de détention et les frontières
coloniales! Solidarité avec les prisonnierEs en lutte!///
/
///Nous prendrons un autobus pour nous rendre à Laval. ////Nous espérons être de retour au métro Henri-Bourassa à 20h. Nous demandons une contribution volontaire pour l’autobus, mais personne ne sera refuséE.
/Amenez quelque chose pour faire du bruit; sifflets, casseroles, poêles,
feux d’artifice.
En revenant à Tio’tia:ke (Montréal) nous irons devant la prison Tanguay pour une action symbolique en faveur de la fermeture de toutes les prisons et centres de détention!
/
/ /
Sous le pretexte des mesures d’austérité, les femmes détenues à Tanguay se voient déplacées vers Leclerc et il reste à voir si les conditions en dedans déjà exécrables à Tanguay ne seront que pires après le déménagement. Entre autre, les femmes incarcérées craignent que la plupart des quelques programmes qui subsistaient à Tanguay ne suivent pas le transfert. Leclerc sera l’une des deux prisons pour femmes au Québec, laissant celles-ci dans les conditions d’emprisonnement les plus précaires.

*Joignez-vous à nous le 19 mars pour démontrer aux détenues que nous ne les oublions pas*et que nous soutenons leurs luttes actuelles et futures.*
* *
Dans une nation fondée sur le colonialisme, le capitalisme et le patriarcat, l’emprisonnement est utilisé pour garder les gens.es <http://gens.es> sous contrôle : Malgré une baisse du taux de criminalité, le chiffre total des femmes condamnées a augmenté par presque 40% dans les cinq dernières années, et le chiffre des femmes autochtones incarcérées a augmenté de presque 85% dans les 10 dernières années. *

La surreprésentation des personnes autochtones et des personnes racisées à l’intérieur du système juridique canadien n’a donc rien à voir avec une augmentation des crimes, mais est du au profilage racial et aux conditions d’existence précaires de certaines populations: 80% desfemmes en prison au Canada y sont pour des motifs reliés à la précarité socioéconomique, 34,5% sont autochtones* et 82% sont des survivantes d’abus et violence sexuel et physique. Du a la répression et la criminalisation du travail du sexe, lagrande majorité des arrestations entourant le travail du sexe concerne les femmes. C’est pourquoi on constate dans les prisons une surreprésentation des femmes qui ont
travaillé dans le milieu du sexe.

Ainsi, les prisons reflètent et magnifient les oppressions systémiques et les réalités racistes anti-Noir, capitalistes, coloniales et hétéro-cis-patriarcales!* *Les prisons ne rendent pas les communautés plus sécuritaires, elles les détruisent.
*À bas les prisons et les frontières coloniales! Solidarité avec les prisonnières en lutte! Liberté et dignité pour toutes et tous!*

Pour toute question, écrivez à : toutedetentionestpolitique@riseup.net
<mailto:toutedetentionestpolitique@riseup.net>

*******************************************************
Noise demo in solidarity with prisoners transferred from Tanguay to
Leclerc!

*Saturday March 19th, 2016*
*5pm at metro Henri Bourassa
(corner of Lajeunesse and boulevard Henri Bourassa)*

>> Down with prisons! Down with detention centres, and colonial borders! Solidarity with prisoners in struggle!

/We will be taking a bus out to Laval. We hope to be back at Henri Bourassa metro by 8pm. We are asking folks to pay what they can for the bus, but no one will be turned away for lack of funds.
/
/Bring noise makers: whistles, casseroles, fire works. On our way back to Tio’tia:ke (Montreal) we will stop at the Tanguay prison for a symbolic action against all prisons and detention centres!

/
Under the pretense of “austerity measures”, the prisoners at Tanguay prison for women in Montreal have been moved to Leclerc provincial prison in Laval, this past February. It remains to be seen whether the conditions inside, which were already deplorable at Tanguay, will become worse after the move to Leclerc. For one thing, the women worry that the majority of the programs that were available to them at Tanguay will be cut after the move to Leclerc.

Leclerc will become one of two prisons for women in Quebec,leaving those inside in some of the most precarious prison conditions in Canada.
*Join us on March 19th to let the prisoners know** **that we haven’t forgotten them, and that we support their current and future** **struggles inside.*

80% of women in prison in Canada are incarcerated for reasons related to socioeconomic precarity; 34.5% are Indigenous women; 82% are survivors of sexual or physical violence.* Two thirds of women in prison are mothers with primary childcare responsibilities. It is equally important to highlight the criminalization of sex workers and their over-representation in Canadian prisons. The majority of arrests withinthe sex worker milieu are arrests of female sex workers.

In a nation founded on colonialism, capitalism and patriarchy,the threat of prison is usedto confine people within these systems, and to disproportionately lock up Indigenous people, people of colour and poor people. In the last five years, the total number of women convicted of crimes punishable by time in prison increased by 40%, while the numberof Indigenous women locked up increased by 85% in the last ten years. This has nothing to do with a so-called ‘increase in crime’ (since the ‘crime rate’ has actually diminished); it has everything to do withracial profiling and the way that certain populations are kept in constant economic precarity. The over-representation of Indigenous women and women of colour inside Canadian prisons plays a key role in racism and ongoing colonialism within Canada.

Prisons don’t make communities safer, they destroy communities. Prisons reflect and magnify the colonial, racist and patriarchal realities that are part of everyday life in Canada.

*Down with prisons! Freedom and dignity for all!*

For information, you can contact us
via toutedetentionestpolitique@riseup.net


Soirée de lancement du collectif Prose Combat ainsi que du zine Riposte Lyricale et show bénéfice pour Toute détention est politique

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Contribution suggérée de 5$ à 10$ pace s’t’un bénéfice, mais personne ne sera refusée parce qu’on aime ben nos ami.es pauvres pis que nous on est pas mal broke aussi 😉

avec M.A (autrefois Micros Armés)
Drunken Wobblies
Cris-Tik
Collectif Prose Combat
ainsi que projections vidéos avec subMedia.tv et cie ainsi qu’invité.e.s sur place

M.A
«Anciennement Micros Armés, Groupe d’humain, sans machine, ni DJ, du coeur et des Âmes contres ces anes.»

https://www.facebook.com/MA-34986959026/
https://www.facebook.com/micros.armes?fref=ts
http://micros-armes.bandcamp.com/album/ceci-nest-pas-un-best-of-the-best-of

Drunken Wobblies
 »Gritty, anarchistic folk punk with songs of revolution and about the struggles of life »

https://www.facebook.com/TheDrunkenWobblies/
https://thedrunkenwobblies.bandcamp.com/

Cris-Tic
«Mon projet s’appelle pour l’instant cris-tic et sinon le style c’est plutôt entre le slam et le rap. L’album s’appelle Récit de cage sur fond beige.»

subMedia.tv

subMedia.tv est un média d’information radicale en appui aux luttes sociales qui produit des vidéos de haute qualité et assure leur diffusion par le biais d’internet et l’organisation de projections publiques. Depuis un peu plus de 10 ans, subMedia diffuse sur une base bi hebdomadaire un bulletin de nouvelles politico-humoristique intitulé “It’s the End of The World We Know It And I Feel Fine..” qui rejoint des milliers de personnes à travers le globe.

http://www.submedia.tv/

Micro ouvert avec le collectif Prose Combat

https://www.facebook.com/dumicalarue/?fref=ts

«Prose Combat est un collectif montréalais qui cherche à promouvoir et faire vivre le rap militant. Nous sommes conscient-es qu’aujourd’hui, le hip hop n’est pas révolutionnaire ou subversif en soi : tout dépend de ce que l’on en fait. Mais nous croyons que l’art est nécessairement politique – même lorsque les artistes affirment ne pas prendre position – et nous choisissons d’agir et de créer en conséquence. En tant qu’artistes et militant-es libertaires, il nous apparait essentiel de s’organiser dans une scène autogérée. Un lieu de création, de réflexion, de luttes, de résistance et de solidarités où nous chercheront à déconstruire les discours dominants et les systèmes d’exploitation et d’oppression politiques, sociaux, économiques et culturels.

Nous adopterons une approche combative tout en tenant d’éviter le piège du paternalisme. Notre critique se voudra radicale mais constructive. Nous ne cherchons pas à réinventer le rap, mais plutôt à faciliter l’accès à une tribune, une scène et des ressources aux artistes et adeptes du rap militant, en plus d’élaborer une critique des oppressions souvent présentes dans la culture hip-hop et dans la société.

Cependant, nous ne nous contenterons pas de critiquer et de dénoncer : nous chercherons d’abord et avant tout à construire. Construire une scène alternative où prendront la parole militant-es et sans-voix. Contribuer à la construction d’un safe space artistique, offrant ainsi des alternatives face aux trop nombreuses représentations du rap qui alimentent une culture sexiste, homophobe et transphobe. Construire un espace artistique et politique allié des luttes anticapitalistes, étudiantes, féministes, écologistes, libertaires, antifa, anticolonialistes, LGBTQIA+, anti-impérialistes, antinationalistes ou toutes autres luttes populaires qui correspondent aux valeurs des militant-es du collectif. Et globalement, par la prise de parole et l’organisation artistique, participer à la construction d’une société plus juste en faisant la promotion d’une transformation radicale de celle-ci.

Nous croyons que le rap, en tant qu’art issu de la rue et des classes populaires, offre une opportunité importante de changement social et politique. C’est ce qu’il nous prouve depuis sa naissance, partout où il fut présent. Qu’on les qualifie d’engagé-es, de conscient-es, de militant-es ou quelconques autres étiquettes, les rappeurs et rappeuses qui prennent position sur des enjeux sociaux, politiques ou culturels doivent être considéré-es comme des acteurs sociaux et actrices sociales à part entière. Nous chercherons à valoriser cette implication artistique politique et sociale, souvent isolée et marginalisée au travers d’une mer d’expressions artistiques – dans la culture hip hop comme ailleurs – qui véhiculent et légitimisent les valeurs et systèmes d’oppressions que nous combattons.

En tant que collectif horizontal et autogéré, nous travaillerons en collaboration avec diverses organisations militantes, notamment à travers des événements artistiques, activités de financement et autres actions politiques. Nous souhaitons contribuer au tissage de nouveaux liens entre le rap/hip hop et autres formes d’arts militants, qu’on pense à des arts oratoires et littéraires comme le slam ou la poésie, ou toutes autres expressions artistiques qui permettent une prise de parole populaire.

Bien plus qu’une simple façade, le rap militant dresse un pont entre les idées et l’action, entre les mots et le terrain, entre le mic et la rue. Prose Combat : c’est par ces mots qui communient art et militantisme que nous lutterons et contribuerons à la construction d’une scène rap et d’une société plus juste, libre et inclusive.»


 

A bas les murs de la prison de Valledupar (Colombie)

26 février 2016 —18h00 à 20h00–

Bibliothèque DIRA 2035 St-Laurent (3e étage), Montréal, QC

Une soirée en solidarité avec les détenu.e.s de la prison de Valledupar, la Tramacua, dont les murs doivent tomber!

Deux courtes projections seront présentées, suivi d’un texte des détenu.e.s et d’un skype avec une personne impliquée pour la fermeture de la prison en Colombie.

Amenez de quoi manger et partager si vous pouvez et voulez!

Événement conjoint du PASC et du collectif Toute détention est politique

Événement facebook: https://www.facebook.com/events/575852382583885/ 


Vigile contre le transfert à Leclerc et contre les mesures d’austérité en prison

***ENGLISH BELOW***

Rendez-vous lundi, le 25 janvier 2016, à midi, devant le Palais de justice de Montréal,
Au 1, Notre-Dame Est. (Métro Place d’Armes)

vigile

 

Face aux coupures budgétaires en milieu carcéral, les détenu-e-s n’en peuvent plus : c’est la pénurie, la surpopulation, l’insalubrité. Il y a un accès presque nul aux soins de santé et aux programmes. Leur séquestration étatique, déjà intolérable, est maintenant atroce. La vigile sera l’occasion de mettre de l’avant les revendications des prisonnier-ère-s concernant leurs conditions de vie exécrables en prison, celles d’ici et d’ailleurs.

On ferme Tanguay pour des raisons d’économie budgétaire et parce que le building est considéré comme insalubre, pour déménager les prisonnières à Leclerc, qui est pratiquement dans le même état. La plupart des quelques programmes qui subsistaient à Tanguay ne suivront pas. La zoothérapie, l’art thérapie et le service de friperie – qui prenait tout de même 14 jours à passer avec les vêtements qu’on avait sur le dos lors de notre arrestation avant d’y avoir accès – en sont quelques exemples. Il sera impossible pour les filles n’ayant pas de gens à l’extérieur pour leur apporter des vêtements et de l’argent d’en avoir, car toutes les jobs ont été abolies. On planifie de mettre 3-4 filles par cellules, dans des « wings » à 80. Les conditions déjà exécrables à Tanguay ne seront que pires après le déménagement. Leclerc sera une des deux prisons pour femmes au Québec, laissant celles-ci dans les conditions d’emprisonnement les plus dures de la province. Il était déjà reconnu que les hommes en ont des meilleures, mais en mars prochain, un pas de plus sera franchi vers une dégradation marquée de la condition féminine, agrandissant l’inégalité homme/femme, d’ailleurs beaucoup plus prononcée chez les femmes pauvres et sans-emplois que chez celles des autres classes sociales.
La prison reproduit et renforce le système hétérocispatriarcal dans sa violence sur les corps des femmes, des LGBTQIA2+!

Nous appelons tou.te.s les détenu.e.s provinciaux/ales à s’organiser dans leur prison.

Nous appelons toutes les personnes concernées par la question carcérale à soutenir la lutte s’y menant présentement.

Nous appelons tous ceux et toutes celles qui ont un intérêt dans la lutte contre l’austérité à s’allier avec nous pour la pousser plus loin qu’elle n’a jamais été : VERS UNE GRÈVE SOCIALE!

Toute détention est politique!

https://www.facebook.com/events/541694819341911/


Vigil against the transfer to Leclerc prison and against austerity measures in prison

Monday, January 25th, 2016, at noon, in front of the Montreal
Courthouse
, at 1 Notre Dame East (metro Place d’Armes)

Faced with budget cuts in penal institutions, prisoners can’t take it any more: deprivation, overcrowding, filth. There is almost no access to healthcare or programming. Their captivity by the State, already intolerable in and of itself, has become even more horrible. This vigil will be a time to put forward the demands of prisoners about the horrible conditions in prison.

They close Tanguay for reasons of budgetary economy and because the building is considered unsafe, but move the prisoners to Leclerc, which is practically in the same conditions. Most of the few programs that remained in Tanguay will not follow. Pet therapy, art therapy and thrift service – which still took 14 days to spend with the clothes we had on our backs during our arrest before having access – are examples. It will be impossible for girls who don’t have people outside to bring them clothes and money to have some because all the jobs are abolished. They plan to put 3-4 girls by cells, in « wings » of 80. The conditions already execrable in Tanguay will only worsen after the transfer. Leclerc is one of the two women’s prisons in Quebec, leaving them in the harshest prison conditions in the province. It was already known that men have better, but in March, a further step will be taken towards a marked deterioration in the status of women, expanding inequality between man and woman, also much more pronounced among poor women and unemployed among those of other social classes.
The prison reproduces and reinforces the hétérocispatriarcal system in its violence on the bodies of women, LGBTQIA2 +!

We call on all prisoners to organize themselves in their prison.

We call on all those involved in the prison issue to support the struggle happening now.

We call on all those with an interest in the fight against austerity to ally with us to push further than it has ever been: TOWARDS A SOCIAL STRIKE!

All imprisonment is political!


Journée d’action et de solidarité avec les personnes trans incarcérées/ Trans Prisoner Day of Action and Solidarity

Organisée par le Prisoner Correspondence Project

Join the Prisoner Correspondence Project in a Tuesday evening double movie feature. This event is part of the 1st annual Trans Prisoner Day of Action and Solidarity.

We will be screening « Cruel and Unusual » (2006), and Estelle will be reading from PCP inside member Catherine Lynn Quick’s zine « A Caged bird Sings ». There will be an opportunity to purchase copies of Catherine’s Zine.

https://www.facebook.com/events/1646379955616875/